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Politiques publicitaires et règles de véracité publicitaire

6 minutes · 8 étapes · exercice 6 sur 6 du module

Ce que tu sauras faire

À la fin de cet exercice, tu sauras repérer les allégations qui font rejeter ou sanctionner les publicités (allégations trompeuses, allégations santé, images avant/après, attributs personnels, fausse urgence), et les réécrire pour que le message survive sans le risque.

Un premier aperçu: Deux couches de règles : la plateforme et la loi

Chaque publicité que tu écris passe par deux filtres. Le premier, c'est la politique de la plateforme : Google Ads et Meta ont tous deux des règles sur les déclarations trompeuses (des allégations qui induisent en erreur, même par sous-entendu), les allégations santé et cosmétiques, les images avant/après, et les contenus qui ciblent les gens par leurs attributs personnels. Enfreins-les et la publicité est refusée ; en cas de récidive, c'est tout le compte qui peut être restreint. Le second filtre, c'est le droit de la publicité. Dans la plupart des pays, une autorité de protection des consommateurs (aux États-Unis, c'est la FTC ; en France, la DGCCRF ; chaque pays a son propre régulateur) peut sanctionner une entreprise pour des allégations trompeuses, que la plateforme les ait repérées ou non. La règle sous les deux est la même : ne dis que ce qui est vrai, ce que tu peux prouver, et ce qu'un lecteur ordinaire comprendra de la même façon que toi. Cette leçon te donne les bases pratiques ; ce n'est pas un conseil juridique, et les pages de politique changent, donc vérifie les versions actuelles avant de lancer.

Exemple : L'allégation « entièrement imperméable » de Northpack est acceptable parce que le sac a passé un test d'immersion documenté que l'entreprise peut montrer. « Indestructible » ne le serait pas : aucun test ne peut prouver qu'un sac ne peut pas être détruit.

Ce que couvre cet exercice

  1. Deux couches de règles : la plateforme et la loi
  2. Cas: La publicité rejetée qui était « en train de gagner »
  3. Parle du produit, pas de la personne. Et garde une urgence honnête.

Une question de cet exercice: La publicité rejetée qui était « en train de gagner »

Green Garden a lancé une campagne de 14 jours pour son sérum sur Meta avec deux publicités. La publicité A disait « Efface les rides en 7 jours, cliniquement prouvé ». Elle a obtenu un CTR élevé pendant 2 jours, puis a été refusée pour allégations santé non étayées, et un avertissement est apparu sur le compte. La publicité B disait « Une peau qui paraît plus lisse et plus hydratée. Essayez-la 30 jours, retours gratuits. » Elle a tourné les 14 jours sans problème.

CTR de la publicité A (pendant sa diffusion)
3,2 %
Jours de diffusion de la publicité A
2 sur 14
CTR de la publicité B
2,1 %
Jours de diffusion de la publicité B
14 sur 14

Un collègue dit : « La publicité A a eu le meilleur CTR qu'on ait jamais vu. Fais appel du refus et remets-la. » Que fais-tu ?

  1. Faire appel et resoumettre la publicité A telle quelle ; un CTR de 3,2 % vaut le risque
  2. Resoumettre la publicité A sans « cliniquement prouvé » mais en gardant « efface les rides en 7 jours »
  3. Garder la publicité B en diffusion, et écrire un nouveau test qui garde l'énergie de la publicité A avec une allégation que tu peux prouver, comme « une peau qui paraît plus lisse en 4 semaines, selon une étude consommateurs sur 60 personnes, ou remboursé » (seulement si cette étude existe)
  4. Basculer tout le budget sur Google, où la même publicité pourrait passer

Choisis d'abord ta réponse, puis ouvre le raisonnement.

Voir la réponse et le raisonnement

Réponse: C. Garder la publicité B en diffusion, et écrire un nouveau test qui garde l'énergie de la publicité A avec une allégation que tu peux prouver, comme « une peau qui paraît plus lisse en 4 semaines, selon une étude consommateurs sur 60 personnes, ou remboursé » (seulement si cette étude existe)

Une publicité refusée ne diffuse rien, et un deuxième avertissement peut suspendre le compte, ce qui coûte bien plus que l'écart de CTR. La bonne démarche est de trouver ce qui faisait marcher la publicité A (un résultat concret, avec une durée) et de la reconstruire sur une allégation que tu peux vraiment étayer. L'erreur la plus fréquente est la deuxième option. « Efface les rides en 7 jours » reste une allégation de traitement pour un cosmétique ; supprimer deux mots ne change pas ce qu'elle promet. Et la dernière option ne fait que déplacer le même problème vers une autre plateforme aux règles similaires.

Les autres étapes fonctionnent pareil : tu décides d'abord, puis tu vois pourquoi chaque option est juste ou fausse.

Comment tu t'entraînes ici

  • 2 courtes fiches concept
  • 2 questions à choix multiple
  • 1 cas de campagne avec des chiffres réalistes
  • 1 exercice d'association
  • 1 calcul guidé
  • 1 question de rappel d'un exercice précédent

Fait partie du module : Les bases de la rédaction publicitaire

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